Enseignement d'exploration "Littérature et Société"

Ce blog, créé par Elsa Barbier, professeur d' histoire-géographie au lycée Jeanne d'Albret de Saint-Germain-en-Laye, sera conçu par et pour les élèves de 2°10 et de
2°12, afin que nous puissions explorer, ensemble, l'aventure du livre.

lundi 29 novembre 2010

Les châteaux au Moyen-Âge



Les enluminures nous renseignent sur le caractère guerrier des châteaux forts au Moyen-Âge,en effet dans ces trois enluminures que l’on a choisies les châteaux sont  des scènes de batailles.



Sur la première on peut voir des chevaliers se battant sur la plaine précédent le château, situé au fond de l’action.


Sur celle-ci on peut voir un seul chevalier qui symbolise le pouvoir guerrier, ce château étant le symbole de puissance et de refuge. Les installations défensives sont ici très visibles, on peut noter la présence au fond de l’enluminure de talus et de douves installées dans le but évident de gêner les éventuels assiégeant.




vers 1450 pour les trois images
On remarque que sur les trois enluminures les châteaux sont construits sur des sites stratégiquement choisis, comme un piton rocheux(la troisième et la première), près d’un fleuve(la seconde). Ces châteaux possèdent tous des caractéristiques communes :
-une forme polygonale avec des angles droits (ricoche des projectiles),
-des tours dans certains angles,
-des meurtrières,
- des créneaux ainsi que des mâchicoulis.


Outre sa fonction guerrière, le château incarne la puissance du seigneur. Plus celui est important, plus le seigneur est puissant. Il sert aussi de refuge lors de guerre pour les populations locales. Certains de ces édifices sont de véritables chef d’œuvres architecturales, étant quasi imprenables. Ils deviennent alors une arme de dissuasion.

Mais, les armes s’améliorent et les guerre évoluent, se déplacent et les châteaux perdent leur fonction défensive. Au fil des années, notamment durant la Renaissance, ils deviennent des lieux de résidence( Chenonceaux, Chambord) mais gardent leur statut de puissance. Encore aujourd’hui les châteaux restent un témoignage marquant de la
conception de la puissance au Moyen-Âge.


Jean-Charles & Yoshihiro

Les maladies au Moyen-Âge




I_ Les maladies en général au Moyen-Âge
Au Moyen-Âge on ne savait pas très bien soigner les maladies et elles se propageaient très vite a cause du manque d’hygiène ex : l’eau qui était très polluée. La médecine se développait très lentement et les seules pratiques que l’on avait pour se soigner était les saignées et on brûlait tout ce qui était touché par les malades. On pensait aussi que prier pourrait remédier à ces maladies.
Sur cette image on peut voir un homme d’église ( à gauche ) qui soigne par la prière un malade ( à droite ) .
II _Une grande épidémie : la peste.
La peste est apparue entre 1348 et 1352. Cette épidémie s’est propagée par la puce du rat qui se déplaçait très vite par bateaux. Cette peste appelée peste noire ravage jusqu'à 50% de la population dans certaines régions.
Ville troublée par la peste.
Cette épidémie commence par une tumeur de la cuisse et peut tuer la personne contaminée dans la journée. Pour la soigner on essayait d’isoler les malades lorsque l’on avait le temps et on pratiquait des saignées. On pensait que cette maladie était une punition de Dieu c’est pourquoi on s’est mis à avoir de nouvelles pratiques religieuses appelées les processions pour se faire « pardonner » .
Enluminures d’une procession pour faire partir la peste

Laure Delaunay & Olivia Didiot

Les paysans au moyen-âge

Les paysans au Moyen-âge avaient plusieurs façon de survivre notamment grâce à plusieurs activités comme le montre les Enluminures :


Datation : fin du 15e siècle

Au Moyen-âge les paysans s'occupaient de leurs bétails, des champs et de leurs récoltes. Ici le paysan donne à manger à ses cochons qui semblent sauvages. Le cochon est très souvent élevé car ils apportent plusieurs besoin aux personnes comme par exemple : la viande, la peau de la bette pour ce réchauffer, il peut également être conserver pour les fêtes éventuelles. C'est pour cela que les bettes étaient souvent tuées avant l'hiver. Pour donner à manger au bettes ils utilisaient des petites barquettes de bois, ou ils mettaient les engrais à l'intérieure. En arrière plan on voit une petite cabane, construite en bois. Cela nous montre qu'à cette époque on utilisait beaucoup le bois. Le paysan porte une longue tunique jaune, avec une sorte l'écharpe rouge autour de son cou. Sous sa tunique il porte une chemise à longue manche bleu pour lui porter chaud.


Titre : Bréviaire à l'usage de Langres
Au mois de septembre comme nous l'indique le calendrier en haut à droite les paysans avaient l'habitude de presser les raisins avec les pieds dans un bassin rond, fait en bois. Le raisin produit du jus de raisin et du vin qui est un aliment bien conserver, que l'on vendait très bien à l'époque. On observe un homme qui est à moitié nu debout dans celui-ci, avec les pieds surement dénudé pour pouvoir bien accomplir cette activité. N'ayant pas de machines, ils n'avaient pas d'autre solution possible que de le faire de manière naturelle donc avec les pieds. Pour être sûr de bien les écrasées ils tournaient en rond dans ce petit bassin jusqu'à ce que cela fasse du jus.



Titre : Bréviaire à l'usage de Mâcon

L'agriculture de plusieurs aliments étaient à l'époque beaucoup sollicité. Pour pouvoir nourrir leurs familles ou vendre leurs produits, les paysans plantaient et cultivaient les fruits ou légumes en fonction des saisons. Ici sur l'image nous pouvons observer un paysan, vêtu de vêtement plutôt découvert (c.a.d tenu découverte sur les genou + chaussettes montées) avec un chapeau rouge qui le protège surement du soleil. Celui-ci va planté les engrais sur son potager. Le potager est situé au milieu d'une grande plaine. Le ciel bleu montre bien qu'on est dans une saison de beau temps et que les paysans cultivaient donc leurs produits en été ou il fait en général beau et chaud.




Ici nous observons un paysan cueillir à une plante, ces fruits à la tomber de la nuit. En effet quand les paysans ne s'occupaient pas de leurs bettes, ni de leurs raisins et de leurs agricultures, ils cueillaient les fruits de leurs plantes qu'ils avaient du planter pendant l'été. Comme cela est indiqué, nous nous trouvons devant une image qui ce déroule pendant le mois d'octobre. Le paysans est peu vêtu et ne porte qu'une légère tunique. Il accumule ces fruits dans une corbeille qu'il rapportera ensuite chez lui pour en faire des confitures ou les revendre.


Il y avait à l'époque plusieurs façon de survivre pour les paysans. Ils ce servaient surtout de la nature comme le montre ces images ci-dessus. Ils avaient tout organisés en fonctions de leurs moyens et de la saison. Cela leur permettaient de vivre, car ils vendaient ou le gardaient pour leur propre besoin et naturellement aussi pour leurs familles. Les paysans ne relâchaient jamais leur travail, ils travaillaient à toute heure, ce qui est un travail difficile. Ils menaient une vie dur mais ils avaient au moins les besoins primaires, pour qu'un homme ai besoin de vivre.

La chasse au Moyen-Âge





Nom : Mort de Jean Commène pendant la chasse au sanglier


Auteur : Guillelmus Tyresnis


Date : vers 1440-1445


Origine : France






Cette enluminure représente une scène de chasse. On peut y voir trois hommes à cheval à l'orée de la forêt. L'un d'eux est très bien vêtu , il porte une cape en hermine blanche et une couronne . On peut donc penser que c'est un roi sur un cheval blanc . Les autres portent des habits de serviteurs , ce qui met en évidence leurs différences de classe sociale. Le noble vise avec un arc en bois un sanglier noir .
Les couleurs du côté droit de l'enluminure ( côté du sanglier ) sont froides , sombres et tirent plutôt vers le noir . Au contraire le côté gauche ( côté du roi ) sont chaudes et claires , avec du orange , rouge , blanc et or.








Nom : Chasse au sanglier


Date : Avant 1498


Origine : Rouen , France


Cette enluminure représente la chasse au sanglier. Cette scène se déroule dans la forêt, on peut y voir un homme et deux femmes ainsi que deux chiens et un sanglier noir. Les deux femmes tiennent ensemble un écu . Du côté gauche il y a l'homme et un chien blanc ; de l'autre un chien brun attaquant le sanglier noir. L'attaque est mise en valeur par un effet de lumière en opposition avec l'obscurité du côté droit . Les couleurs sont assez variées ; beaucoup de couleurs froides en contraste avec des couleurs chaudes. Le côté sombre de l'image est accentué par un arrière plan de fleurs sombres a contrario du gauche qui est enluminé par un fond rouge grâce aux fraises .
Linh de Beaucorps et Tiphaine Rousseau

Les maladies au Moyen-Âge



Heure à l'usage de Rome (~1510)

Encore une fois, cette enluminure nous montre que la religion joue un rôle primordial contre la maladie. Ici on peut clairement voir un homme mourant et à ses côtés une sainte qui fait allusion à la religion.








Animaux victimes d'une épidémie(~1370)


Grâce à cette enluminure, on peut constater qu'il n'y a pas que les humains qui sont touchés par la maladie, les animaux subissent également ces faits. On voit bien que des animaux meurent d'une épidémie sur cette enluminure.



Les maladies au Moyen-Âge sont diverses. Dans chacune des enluminures la religion est toujours présente, les personnes au Moyen-Âge sont très croyantes et ils pensent que la religion est le seul moyen de lutter contre les graves maladies qui touchent les habitants pendant cette période de l’histoire.

Pèlerin rencontrant Vieillesse et Maladie (15 ème siècle)

Sur cette enluminure on peut voir un pèlerin qui rencontre Vieillesse et Maladie. On constate que la tête de Maladie a été effacée car l’auteur n ‘a peut-être pas voulu que nous voyions la figure de la maladie.
















La guerre au Moyen-Âge

Etudions les enluminures sur la guerre au Moyen-Âge avec trois des enluminures existant présentant trois étapes différentes de la guerre.


Auteur : Giovanni Boccacio
Titre de l'ouvrage : Roman de Troyle et Criséïde
Titre de l'enluminure : Cressida retenue par les Grecs pendant le siège de Troie
Date : vers 1460-1470


Notre description :
Cette enluminure représente une cité, Troie en l'occurrence, entourée de douves. On remarque en premier lieu que les perspectives ne sont pas respectées puisque les personnages paraissent plus grands que les bâtiments. Les remparts et les douves empêchent l'armée ennemie d'assiéger la cité et protègent la population. On voit aussi Cressida devant les fortifications du château avec Dyomède (un guerrier avec qui elle a une liaison) après qu'elle ait été rendue aux grecs par les Troyens. L'armée grecque campe, à cause des douves et le temps de trouver un plan d'attaque, devant la cité avec des munitions pour le prochain assaut de Troie.

Notre analyse :
Après avoir décrit cette enluminure, nous pouvons en déduire le déroulement d'un siège au Moyen-Âge. Une armée (l'armée grecque ici) établissait un campement autour du lieu qu'elle veut attaquer (la cité de Troie ici), le temps d'établir le matériel et la stratégie d'attaque nécessaires. La cité, elle, de son côté, ne nous est pas décrite par cette illustration durant l'avant-guerre. Observons ensuite l'assaut dans la cité...





Auteur : Augustinus
Titre de l'ouvrage : La Cité de Dieu
Titre de l'enluminure : Siège de Syracuse par Marcus Marcellus
Date : vers 1480

Notre description :
Cette enluminure représente le siège d'une cité par une armée. Ici non plus, comme pour la précédente illustration, les perspectives ne sont pas respectées, les bâtiments sont plus petits que les personnages. En haut au centre on voit des soldats qui prient leur Dieu certainement pour être protégés et gagner la guerre. On les trouve à côté d'un champ dont la couleur est rouge. Peut être que cette couleur, assez étrange pour une culture, représente la culture brûlée, le feu... A gauche au centre de l'image, on peut observer des villageois qui s'approchent de leur roi, qui se trouve dans en endroit légèrement en hauteur entouré par des rochers, certainement pour se sentir en sécurité, protégés par ce monarque qui possède une force dominatrice. En bas à gauche, on aperçoit des soldats ennemis qui assiègent une église entourée de remparts. En bas à droite, des soldats ennemis saccagent des lieux religieux, sous les regards de personnes de l'Église. Enfin, en haut à droite, on peut observer un conseil avec les gens importants de la cité, sûrement pour essayer de trouver une solution et faire fuir l'invasion ennemie.

Notre analyse :
Après avoir décrit l'enluminure on peut analyser un siège au Moyen-Âge. Tout d'abord les soldats ennemis saccagent tout ce qu'il peuvent dans la cité : culture, lieux religieux, habitations... Les soldats, ennemis ou assiégés prient pour être protégés et gagner la guerre... Par tous ces rapports avec la religion, on peut dire que ceci est primordial pour les personnes à cette époque. De plus, on peut noter que la population assiégée se rassemble dans des endroits considérés comme sûrs et que les hauts dirigeants doivent les rassurer et trouver une issue à cette tragédie.






Auteur : Livius
Titre de l'ouvrage : Ab Urbe condita
Titre de l'enluminure : Hannibal passant les Alpes ; Bataille de Cannes
Date : entre 1467 et 1470


Notre description :
Sur cette enluminure, on voit un combat de cavaliers et de fantassins avec un équipement assez avancé (lances, boucliers...). Les armées occupent tout l'espace du paysage, on aperçoit des "vagues" de casques et de soldats. Ce conflit semble violent et brutal, par terre se trouvent des hommes morts. En premier plan a gauche, on voit des tonneaux remplis de pièces, les soldats sont en train de piller. Le paysage est haut en relief, la bataille se passe en montagne (d'où le titre Hannibal passant les Alpes). Au fond, on aperçoit des cavaliers perchés sur un rocher, il stendent peut être une embuscade aux formations de l'ennemi passant juste en dessous.

Notre analyse :
D'après cet enluminure, on peut en déduire que les soldats faisaient preuve de stratégie et tactiques de combat (avec l'embuscade) pour parvenir à un affrontement très violent. Ceci prouve que l'armée est prête à tout pour défendre sa patrie (représentée par une drapeau au centre). Les batailles peuvent aussi se passer dans tous les reliefs (comme ici la montagne), et que l'armée s'adapte au paysage...


Nous aurons donc vu à travers ces enluminures les différentes étapes d'une bataille au Moyen-Âge, allant de la préparation jusqu'à l'assaut.

Chloé MOLLE
Baptiste LAGARDE





Les repas au Moyen-Âge !



Besancon, Moyen-Age, exposé à Rome.


Cette enluminure met en scène cinq personnages et un ange en haut de l'image, quatre sont à table, et un autre est dehors.Les couleurs des quatre personnes bleu, rouge, et blanc représentent le pouvoir, et rappellent les couleurs de la royauté. Et l'homme à l'extérieur a une écharpe verte qui représente l'espérance. Il fait nuit, le côté droit de l'image qui représente l'extérieur est donc sombre. Tandis que les trois quarts gauche qui représentent l'intérieur d'une maison sont eux éclairés. Les personnages portent des habits colorés. Les quatre personnages à l'intérieur ont un bon rang social on le remarque à leurs allures et leurs habits prestigieux. L'homme du dehors bien qu'il soit habillé de couleurs semble ne pas avoir le même rang social, et affiche une mine dépitée. L'agencement de la maison est aussi une marque de leur bourgeoisie, leur repas se déroule sur une vraie table avec une nappe. Une femme apporte un grand plateau, on peut donc penser que leur repas est très consistant.
L'intérieur fait contraste avec l'extérieur, cette enluminure montre la démarcation entre les pauvres et les riches. L'homme dehors n'est pas à table semble revenir du travail, lui ne mange pas. L'ange est dans cette image comme un ange gardien, il semble que ce soit lui qui apporte aux quatre personnes l'abondance de la nourriture, et donc la santé.



Chateauroux, Moyen-Age, Exposé a Paris






Cette enluminure représente une scène de l'hostie. Cette une image religieuse, venant d'une Bible. Les personnages sont autour d'une table ronde, leurs habits sont très colorés, ils ont tous des auréoles prouvant leur sainteté. Il y a un personnage central, habillé en bleu qui tient une hostie dans sa main et qui doit sûrement réciter une prière. Au centre de la table se tient une coupole. La plupart des saints ont les mains jointes, ou tournées vers le ciel. Le fond est en mosaïque de couleurs.
Dans les enluminures représentant les repas ,la religion est très présente, beaucoup de scènes de repas religieux sont dessinées.





Dijon, Moyen-Age, Vient d'une Bible

Cette enluminure représente une scène de la Bible, quatre personnages en toge tels des moines sont attablés à une table nappée:ils ont tous un bol et un morceau de nourriture, sûrement du pain. Ils ont aussi chacun un couteau. Leur nourriture est principalement liquide, peut-être de la soupe. Leur repas semble consistant.
Quant aux couleurs de l'oeuvre, elles ne sont pas très présentes, elles se sont sûrement estompées, il reste du vert, du rouge et du bleu.
Un des personnages est représenté en plus grand, il a des cheveux longs et une petite barbe, un couteau beaucoup plus grand, il est le personnage principal, central de l'enluminure. Un des autres personnages est en train de l'écouter.
Nina Taylor et Charlotte Ramos 2de12

Antiphonaire Chaumont - BM - ms. 0273 - f. 269v

Une antiphonaire (ou liturgie) est un recueil de chants religieux pour les heures canoniales et
de très grand format. Avec une reliure médiévale (XVI ème Siècle) en cuir est protégée de pièces métalliques (bouillons, ombilics et fermoirs) qui évitent les frottements sur le pupitre de lecture. Mais diffère du bréviaire par son contenu. Entre autre par les parties chantées de l'office, notées en notation neumatique (comme-ci contre); une partition avec une portée en rouge et des notes de musique carrées ou rectangulaires sans queues pour indiquer la rythmique (excepté quelque unes).Une autre partie texte et des illustrations.
En marge, sur la gauche, il y a l'image d'un repas. Trois personnes sont assises à une longue table. Une serveuse vient apporter un plat dont on ne peut deviner le contenu. Sur la table, il y a des assiettes, des verres mais pas de couverts.

Le mobilier au Moyen -Âge



Nous allons étudier le mobilier du Moyen-Âge à travers plusieurs enluminures.Tout d'abord nous verrons une chambre à coucher,puis une salle à manger.
Titre de l'enluminure: Le pélerinage de l'âme
Auteur: Guillaume de Digulleville
Sur cette enluminure nous pouvons voir une chambre à coucher.
Elle comprend un lit à baldaquin, posé sur un socle en bois .Il est en tissu rouge brodé d'or. Il y a un personnage à l'intérieur en train de dormir, ce qui est intéressant, comme cela nous pouvons voir comment ils dormaient. Ils avaient des draps, et dormaient avec un polochon et un oreiller. On peut aussi voir que le personnage endormi porte un bonnet de nuit.
A côté de lui, sur le côté droit, on peut voir un fauteuil coffre, avec un coussin posé dessus, du même rouge que le dessus de lit. On remarque la serrure ouvragée en forme de coeur sur le devant. Le dossier du fauteuil est sculpté avec des rosaces et des colonnes. On retrouve deux petits animaux sur le haut , pour finir les colonnes, sans doute des oiseaux.
De l'autre coté on trouve un banc,en bois, sans ornements. Un peu derrière, il y a un coffre avec une nappe blanche. On a posé dessus une sorte de timbale ou de carafe, et un bougeoir en métal doré. Le coffre est muni d'une serrure, il est peu travaillé.
La pièce est spacieuse et haute de plafond. Au sol, il y a un carrelage en damier blanc et vert. Sur le côté, on voit deux colonnes roses torsadées, avec leurs bases dorées. Tout au fond, on peut voir une fenêtre à meneaux, avec des vitraux, et des volets intérieurs en bois. Les ferrures sont apparentes. Le lit occupe une place centrale dans la pièce, comme pour souligner la fonction principale de cette pièce, ce qui est renforcé par la présence d'un personnage en train de dormir.


Titre de l'enluminure: Heures à l'usage de Tours ou de Bourges.
Auteur: Inconnu
Cette scène est un repas, il y a deux personnages, ils sont face à une table .Sur la table, il n'y a qu'une seule assiette,on peut donc en déduire qu'il n'y avait pas d'assiettes individuelles et ils mangeaient dans le plat. On peut penser qu'ils ont du pain et des couverts. La nappe est blanche, comme sur l'autre image. les personnages sont habillés avec de beaux habits, les tissus semblent riches, on note la présence de couleurs vives, ce qui montre un certain niveau de vie. Le couple est assis sur un banc, dont on ne voit que le dossier.
Derrière eux, il y a une grande cheminée, avec un feu . La cheminée est en pierre foncée comme le reste des murs de la pièce. C'est étrange, puisque normalement, ils avaient l'habitude de tendre des tapisseries sur les murs pour préserver la chaleur.
Le dallage est dans les tons de rouge et jaune, avec trois sortes de carreaux: des blancs, des blancs à motifs rouges et de blancs à motifs jaunes. Il sont disposés en damier.
Sur le coté droit de l'image, il y a un banc avec des accoudoirs en forme de volutes.
La pièce est toute simple, sans beaucoup de meubles, ce qui ne la rend pas chaleureuse.


Cette scène représente une scène d'étude,il y a deux personnages l'un est assis, dans un fauteuil très ouvragé.L'autre est debout et lui présente un livre.Le personnage assis est habillé très richement, avec des couleurs très vives, ce qui montre que l'autre doit être son domestique.
A côté de lui le maitre a une petite bibliothèque basse,avec un lutrin posé dessus. A l'intérieur de la bibliothèque, il y a des codex posés à plat. Sur le lutrin, il y a un livre ouvert.
Dans la pièce, derrière, il y a des fenêtres à meneaux, on observe aussi de nombreuses colonnes, le dallage est vert . le fauteuil et les meubles sont tous regroupés dans la partie gauche de l'image.
Dans l'ensemble, d'après ces enluminures, les pièces n'étaient pas surchargées en meubles, bien au contraire. Les meubles sont tous en bois.

Les repas du Moyen-Âge


Cette enluminure représente un groupe de personnes à table au Moyen-Âge:la table est en longueur, ils sont tous assis côte à côte. L'enluminure est inserée dans une lettre qui est la lettre D. On peut voir que cette enluminure est à côté d'un texte et de petits dessins. Elle est trés colorée, il y a du bleu, rouge , vert et du doré.







Sur cette page, on peut voir en fond, une enluminure, et en bas de page deux paragraphes de texte.
Elle s'appelle, la cité de Dieu en arrière plan on peut voir le roi, la reine et leur enfant dans le château. En dessous on aperçoit le peuple, des chevaux en calèche, des soldats et un troupeau de chèvres.
En dessous du texte on peut voir, deux groupes de personnes attablés autour de deux tables. Cette enluminure est trés colorée.


Cette enluminure est très claire, elle ne possède pas de texte.
On peut voir six personnages, trois femmes et trois hommes, mangeant et buvant. Ils sont vêtus de rouge, orange ou gris. Leurs visages sont blancs et pâles.
Ils lèvent tous la main droite et l'index gauche est posé sur la table sauf pour un couple qui tiennent ensemble une coupe, peut-être de vin. Sûrement pour célébrer une union.


D'après ces images, on en conclut, qu'au Moyen-Âge on mangeait en lignes, les tables etaient rectangulaires et très longues, les personnages n'etaient donc pas assis l'un en face de l'autre. Leurs tables etaient munis d'une nape blanche, des carafes en terre cuite, et des coupelles en or. On voit que les couverts n'existent pas encore. On peut voir la différence entre la haute société et le peuple dans la manière de dresser et de manger à table.
Raphaëlle Auboyneau et Lara Holtz

lundi 22 novembre 2010


Les ateliers laïcs
À partir du XIIe et surtout du XIIIe siècle, le livre sort des maisons religieuses pour pénétrer la société laïque, surtout dans le monde des villes. L’environnement économique et social se modifie:
Essor démographique
Essor des villes et de la bourgeoisie urbaine.
Les seigneurs s'enrichissent, leur genre de vie évolue: ils commandent des livres, source de prestige et de puissance.
Les manuscrits sont produits dans des ateliers laïcs, installés dans les villes et travaillant pour les universités, les cours princières ou, la clientèle bourgeoise.
Sur le cliché de gauche (manuscrit de Bologne), un professeur fait un cours à l'université. La base de l'enseignement supérieur est toujours constituée par le texte écrit. Les étudiants disposent d'un exemplaire du livre du professeur, ce qui implique l'existence en ville de structures de fabrication et de diffusion. 
Ci-dessus, l'auteur est assis seul devant sa table: il consulte un livre posé sur un pupitre incliné, et il est entouré de livres rangés dans des meubles spécialisés variés (coffre, étagères, bibliothèque tournante). Le travail d'écriture est devenu un travail individuel, autonome, avec des livres plus nombreux et plus accessibles.
Les formes du livre
L'organisation même du texte va évoluer. Le système de ponctuation tend à se développer et à se généraliser.
Dans le manuscrit latin ci-contre (Augusteus de Virgile), le texte est en majuscules, les mots ne sont pas séparés, il n'y a pas de paragraphes ni de ponctuation. Lire le texte nécessite pratiquement de le déchiffrer à haute voix.
En revanche, ce manuscrit du XIème siècle (ci-dessous), témoigne de l'évolution de la mise en forme: usage des minuscules, apparition de points, séparation des mots.
Enfin, à la Renaissance, les humanistes, tout en utilisant systématiquement les signes de ponctuation apparus auparavant, vont en créer de nouveaux pour faciliter la lecture. Ainsi, dans ce texte du Parisien Guillaume Fichet (XVème siècle), on peut constater que les phrases s'ouvrent par une majuscule et se terminent par un point. Le commencement des paragraphes est marqué par un pied-de-mouche. Il y a des parenthèses et le mince trait oblique est l'ancêtre de notre virgule.
 

samedi 20 novembre 2010

Monsieur le président j'ai 15 ans et je voudrais vous dire ... de Amélie Perrault


Pendant le dermier cours, Amélie Perrault est venue nous parler de son livre:
Monsieur le Président, j'ai 15 ans et je voudrais vous dire ...

Amélie a toujours aimé lire et écrire. Au début, elle a été présenter son idée à un éditeur sans avoir rien écrit. L'idée lui a plu et il lui a donné un délai pour écrire son manuscrit.
Elle écrivait tous les soirs un peu en cachette, sur un ordinateur. Elle n'en a pas parlé autour d'elle, d'une par pour être plus tranquille, pour ne pas avoir droit aux :"alors tu en es où ??"; d'autre part l'éditeur lui a déconseillé d'en parler pour ne pas se faire voler son idée puisqu'elle n'avait encore rien écrit.

Le livre est sorti le 2 septembre 2009, pour la rentrée littéraire. Elle a rencontré les représentants commerciaux, ceux qui présentent le livre aux libraires.
Il faut aussi faire la promotion du livre : interview, à la radio, pour les journaux, à la TV, faire des salons littéraires pour rencontrer des gens ...

Voici le résumé de la quatrième de couverture :

"Quand une adolescente s'indigne de tout ce qui ne tourne pas rond dans notre pays...
Amélie, quinze ans, observe le monde et pointe du doigt le « grand n'importe quoi » qui règne parfois là-haut, au sommet de l'État.
Bien décidée à taquiner tous ceux qui voudraient nous faire croire que les jeunes sont fâchés avec la politique, elle lance aussi des pistes pour redresser la barre.
Un SOS percutant, sans langue de bois, adressé aux Grands de ce monde par une « petite »... pas si petite que ça !"

mardi 9 novembre 2010

L'ouverture au livre




 La généralisation du codex, à partir du IVème siècle ap.J.-C., est à mettre en relation avec l'essor du christianisme. Du Vème siècle au XIème siècle, l' écrit reste confiné au monde des clercs. L'Eglise assure la transmission de la culture gréco-latine et c'est dans les monastères que se fait la fabrication et la conservation des livres. Les scriptoria et toutes les grandes bibliothèques sont installées dans les monastères.

Lorsque la peau de parchemin est prête, on met en page le manuscrit en vue de la copie: réglure des marges du texte, puis des lignes elles-mêmes , à la pointe sèche ou à la mine de plomb.
Le scriptorium
St Jérôme, dans ce tableau du peintre florentin Domenico Ghirlandaïo, est ici représenté dans un atelier de copiste, avec tous les instruments dont celui-ci se servait.

Le copiste écrit à la plume, le manuscrit étant posé sur un lutrin

Dans ce manuscrit du XIIe siècle, de l'abbaye de St-Amand, l'auteur avec sa main droite trempe sa plume dans l'encrier, et de sa main gauche, il tient un grattoir qui permet d'effacer le texte écrit.

L'éclairage était toujours insuffisant, et les bésicles deviennent un instrument de travail indispensable. On conserve des manuscrits (ici à Fribourg, en Suisse), dans le plat desquels un évidement a été creusé pour y ranger des bésicles.

lundi 18 octobre 2010

Medieval Helpdesk with French Subs

History of paper - kloster

La révolution du Codex

Le codex est, originellement, une planchette de bois (lat. caudex), puis un assemblage de planchettes, recouvertes de cire, maintenues ensemble par un lien.

Puis, un autre support va être utilisé, le parchemin, inventé à Pergame vers le IIe siècle avant J.-C..

Sa fabrication se fait à partir de peaux de mouton ou de veau. La préparation en est longue et dure plusieurs mois.

Le parchemin est une matière solide, facile à plier, inscriptible des deux côtés. Les feuillets obtenus, sont assemblés en cahiers, qui sont ensuite cousus entre eux. C'est le livre, sous la forme que nous lui connaissons toujours aujourd'hui.

Le codex (ici le CodexVaticanus) va s'imposer aux IVe et Ve siècles après J.-C. et supplanter les rouleaux en papyrus.

L'invention du codex (ici le Codex Sinaiticus) est absolument fondamentale pour l'avenir de la civilisation écrite. Le codex, divisé en éléments tous semblables( les feuillets, chacun composé de deux pages), peut être consulté facilement, en prenant des notes, rangé à plat sur des tablettes avec un titre sur la tranche, et contient beaucoup plus de textes que le rouleau.

mardi 12 octobre 2010

L'épopée de Gilgamesh : le plus vieux récit du monde.


Résumé de l'épopée de Gilgamesh:

Gilgamesh, roi d'Ourouk et tyran, épuise au travail tous les habitants d'Ourouk. Pour le punir, les dieux décident de créer son égaul : Enkidou. Gilgamesh et Enkidou vont s'affronter mais aucun des deux ne peut vaincre l'autre, ils sont à force égale. Ils décident alors de s'allier. Et à partir de ce moment, le duo héroïque Enkidou /Gilgamesh va commencer à entrer dans l'histoire d'Ourouk. ils vont vaincre Houmbaba le géant gardien de la forêt des Cèdres (équivalent de l'Olympe grec), et le taureau céleste : la malédiction des dieux.
Mais à la mort de Enkidou, tué par les dieux, Gilgamesh part dans une nouvelle quête personnelle, celle de l'immortalité. Il traverse le monde entier, pour trouver l'homme qui a survécu au Déluge, l'homme à qui les dieux ont offert l'immortalité : Outnapishtim. Celui-ci lui dit que l'honneur que lui ont donné les dieux ne peut pas se répéter. Alors Gilgamesh rentre à Ourouk les main vides. Mais il est devenu un roi plein d'expérience qui allie force et sagesse et il a compris que l'immortalité était de transmettre ces exploits aux générations futures.


Histoire de l'histoire

Ce récit a été écrit vers 1300-1200 av.J-C par Sîn-leque-ounninni: il est composé de 12 tablettes d'argiles, écrites avec des pictogrammes et idéogrammes en vers. Ces tablettes ont été retrouvées dans la bibliothèque d'Assourbanipal à Ninive.

Gilgamesh a-t-il existé?
Avant de devenir un héros de légende, Gilgamesh aurait été un personnage historique. Il aurait régné en 2650 avant notre ère à Ourouk (dans le Sud de l'Irak actuel). On sait cela grâce à un document : la liste royale sumérienne, mais celle-ci contient quelques aberrations, par exemple elle indique la dynastie des mésopotamiens avant le Déluge et que Gilgamesh aurait régné 120 ans.

dimanche 10 octobre 2010

Kylix (500-480 av.J.-C.) Personnage déroulant un rotulus

Lecythe (435-425 av. J.-C.) Muse lisant un volumen

Rotulus sur parchemin (1272)

Extraits d'une comédie de Ménandre (342-292 av.J.-C.). Volumen sur papyrus

Volumen sur papyrus du IIIème siècle av.J.-C. Extraits de l'Odyssée